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L’autre triangle des Bermudes : celui de la psyché

De tout temps, l’homme s’est perdu dans ses propres affres.

Il est temps maintenant de vous apporter quelques éclaircissements et peut-être même quelques solutions à vos déboires dans le syndrome du Triangle de Karpman.

Hé oui, dans la transcendance de l’être il y a la prise en compte de certaines considérations certes, non métaphysiques, mais purement conceptuelles.

 

Qu’est-ce que ce triangle des Bermudes de la psyché ?

IL est souvent appelé le triangle de Karpman. D’ailleurs bien plus qu’un triangle, il est aussi un cercle duquel il est parfois difficile de sortir. Bienvenue dans les méandres de la psyché 😉

Ce fonctionnement a bien souvent une place de choix chez les pervers narcissiques.

Rassure-toi, il y a des solutions pour sortir du schéma.

 

Alors comment identifier ce triangle ?

Ce triangle des Bermudes de la psyché n’est autre qu’un rôle qu’emprunte une personne lors de communications en adéquations avec son état d’être et celui de la personne avec qui elle communique (y compris elle-même) .

Dans ce triangle il y a 3 rôles possibles :

Le sauveur

Le bourreau (ou persécuteur)

La victime

 

Comment ce triangle des Bermudes de la psyché intervient ?

Il y a plusieurs phases d’approches. Ainsi lorsqu’une personne apprend par exemple une « mauvaise » nouvelle, ou qu’elle se sent en difficulté en rapport à une situation, elle peut se projeter dans un état d’être qui correspond à un besoin fondamental. Si elle nourrit ce besoin, tout va bien, elle pourra y voir plus clair et agir pour résoudre sa difficulté (avec ou sans aide extérieure)

Par contre, si elle nie ce besoin, si elle ne l’entend pas, si elle ne le comprend pas, ou qu’elle en a pas conscience, alors intervient chez elle une symptomatologie typique.

 

Rappel sur les besoins fondamentaux en image :

Si tu veux plus d’infos sur les besoins fondamentaux et la pyramide de Maslow je t’invite à lire mon article à ce sujet.

 

Revenons à nos moutons : le triangle de Karpman, ou triangle des Bermudes de la psyché.

Que ce soit le sauveur, le bourreau ou la victime, ces 3 schémas se retrouvent sur la même problématique : la non perception, la non-écoute ou le refus de ses besoins fondamentaux intrinsèques.

 

le sauveur

Il aura tendance à ne pas écouter ses besoins fondamentaux et ira nourrir les besoins de l’autre (souvent par de l’écoute et de l’attention) pour ne pas nourrir les siens.

Son mécanisme :

– trouver une victime qu’il pourra aider, confortant ainsi son amour de lui-même par effet miroir.

« je suis quelqu’un de bien, j’aide les autres, (et en particulier ceux qui ne l’ont pas demandé), → je me sens aimé pour ce que j’ai fait -> je m’aime à travers eux mais je ne m’aime pas moi-même…»

Et, manipuler l’autre pour parvenir à ses fins : remplir ses propres besoins fondamentaux par personne interposée.

– trouver un bourreau qui le confortera dans sa position de victime.

 

La victime

Plutôt que de nourrir elle-même ce besoin (d’être rassuré et de sentir en sécurité), elle tentera de « refiler le problème » à quelqu’un d’autre, qui se chargera (peut-être), de nourrir ce besoin à sa place (S’il est « consentent », c’est-à-dire en adéquation avec la mise en place du processus de sauveur chez lui).

 

Son mécanisme :

– sa priorité, trouver un sauveur qui voudra bien (inconsciemment) répondre au besoin de la victime à sa place

– se confronter au bourreau qui peut-être lui fera comprendre qu’il devrait le faire à sa place mais qui, au final, s’accordera à lui apporter l’aide dont il a besoin pour que lui-même se sente mieux.

 

Le bourreau (persécuteur)

Tout en niant ses propres besoins (de grandeur souvent, ou d’être aimé), il aura tendance à emprunter la voie de celui qui moralise, de celui qui est plus beau, plus fort, plus grand… sauf que, s’il ne trouve pas de victime à persécuter… il se sent dévalorisé, car il prend appui sur la victime pour se sentir bien (c’est le cas bien souvent des pervers narcissiques).

Son mécanisme :

– En trouvant sa victime et en lui imposant sa persécution, il se sent rehaussé, nourrit, et en même temps, il affaiblit sa victime, (qui, il faut quand même le dire, a choisi de jouer le rôle de la victime, ne serait-ce que par peur de refuser et des conséquences de ce refus potentiel (actes de violences par exemple)).

– En trouvant son sauveur : il nie ce qu’il y a de plus profond en lui : son potentiel d’action, souvent refoulé pour ne pas manquer une occasion d’aller pêcher chez l’autre ce qu’il lui manque…

 

« Ainsi va la roue de celui qui empreinte le schéma psychologique de Kapman, elle tourne, elle lessive, vide et laisse les êtres dans un état involutif. »

 

Voici un exemple : l’alchimie victime + sauveur

Il y a de cela deux ans, j’ai eu un dégât des eaux dans ma salle de bain. Je savais que j’avais besoin d’aide « techniquement » pour la réparer (changement des portes des douches et réfection de l’étanchéité), mais au lieu de demander de l’aide clairement, j’ai usé de ma position de victime et fait appel à la position de sauveur chez mon ex compagnon de l’époque.

En effet, plutôt que de lui dire : « je sens que j’ai besoin d’aide pour faire ces travaux de réparation », je lui ai dit « je ne sais pas comment faire… je me suis plainte et j’ai ouvert chez lui cette faille du sauveur chez lui, et j’ai manipulé chez lui le côté chevalier servant…

Conséquence : j’ai beaucoup culpabilisé. Du coup, je me suis positionnée doublement dans ce chemin. En effet, j’ai choisi la position de victime pour aboutir à mes fins, j’avais envie de me sentir soutenue, aidée, mais par-dessus tout aimée. Car au-delà même de l’aide qu’il pouvait m’apporter c’est un appel au secours que je lui ai lancé : si tu m’aides, je sais que tu m’aimes, car tu me le prouves… Belle prise de conscience. Mon défaut (dans le sens manque) de communication de l’époque m’avait amené à choisir mes failles plutôt que mes forces.

Mes failles : manipuler en passant par le « mode » victime : sur deux plans :

« je ne m’aime pas, aime-moi. »

« Tiens, et si je te manipulais en passant pour la victime pour arriver à mes fins ? »

 

Mes forces :

« je suis responsable de mon bonheur »

« Je communique clairement sur mon besoin d’aide, sans attente »

« je m’aime pleinement »

 

Que se passe -il lorsque l’on choisit de « s’équiper » de ces rôles :

C’est un peu comme s’équiper d’une veste, il y a toujours un endroit et un envers…

Propagation du phénomène :

 

Quand tu fais le choix de te positionner en tant que victime, bourreau ou sauveur tu nourris la possibilité infinie de répétition de ce schéma, de cet archétype.

Plus tu l’utilises, plus ce fonctionnement sera ancré en toi : un « chouette » cercle « Vers-Tueux »… « Vers-Tueux » dans le sens ou tu t’annihiles toi-même, tu annihiles ton intégrité, ton plein potentiel…

De plus, au-delà même de nourrir globalement ce cercle (ce triangle)chez toi, et chez l’autre, tu nourris chacune de ses facettes, de ses rôles :

La victime nourrit l’archétype de jouer le rôle de sauveur ou de bourreau

Le bourreau nourrit l’archétype de jouer le rôle de victime ou de sauveur

Le sauveur nourrit l’archétype de jouer le rôle de victime ou de bourreau

Le triangle de Karpman est un glouton, plus tu lui donnes à manger, c’est-à-dire plus tu l’expérimentes et plus il viendra frapper à ta porte pour « te » manger.

Car, entre nous soit dit, c’est plus facile d’utiliser ce schéma pour arriver à ses fins que de choisir la solution qui impliquera beaucoup plus d’amour et de respect de soi et de l’autre. Mais tu le sais, la solution la plus facile n’est pas toujours la meilleure, loin s’en faut…

Le tirage au sort :

Pourquoi le tirage au sort ? Parce que tu remets ton destin dans les mains de l’autre. Tu n’es plus en conscience de potentiel créateur de vie et tu optes pour « advienne que pourra, mais c’est pas moi le créateur de tout ça… »

Et, quand tu « refuses » de ne pas répondre à tes besoins fondamentaux, que tu choisis de les nier, de ne pas les écouter, ou quand tu n’en as pas conscience, tu favorises ce triangle de manipulation qu’est le triangle des Bermudes de la psyché.

De plus, tu n’assumes pas tes propres responsabilités et tu te manipules toi-même. « Ouep mon gars », c’est parfois chaud à entendre, parfois chaud à en avoir conscience aussi… L’égo en prend « son p’ti coup » au passage.

Mais, je t’assure que si tu choisis vraiment d’écouter et de répondre TOI-MEME à tes besoins fondamentaux, ta vie va changer, tu te sentiras beaucoup mieux et tu seras bien plus fier de toi. Et par-dessus tout, tu apprendras à t’aimer, ce qui te permettra de créer ta vie.

Alors comment sortir de cet archétype qu’est le triangle de Karpman ?

 

Pour sortir de ce cercle il te faudra tout d’abord t’observer, identifier les moments où tu te positionnes en tant que victime, bourreau ou sauveur.

Une fois que tu as identifié cela, tu peux choisir de fonctionner autrement.

La question à te poser est :

« Quels sont mes besoins fondamentaux et comment j’y réponds ?

Saches que tu peux répondre seul(e) à tous tes besoins fondamentaux, dès lors que tu les as identifiés.

C’est l’aventure de l’amour de toi qui tu peux maintenant choisir de vivre
alors ose sortir de tes habitudes et de ta zone de confort
et attrape le train de la liberté !

 

 

Commentaires (1)

[…] le sentiment d’être une victime avec l’emploi du schéma de fonctionnement de Victime […]

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